Mokapop

février 14, 2008

Popularité

Filed under: Gadgets, Histoires à coucher dehors — mokawi @ 6:27

WordPress est un logiciel fantastique: je peux à peu près tout savoir sur mes visiteurs. Non seulement je peux savoir combien vous êtes, mais je peux le savoir par jour, par semaine et par mois, et ce pour tout le blog, pour un article. Je peux même savoir comment vous êtes venu; et si c’est en ayant fait une recherche sur google, je peux savoir quels termes vous avez recherché. Mental, non?

Par exemple, je sais qu’aujourd’hui une personne a abouti sur mon blog en cherchant des choses sur « Les amis au Pakistan » (cet excellent band lavalois qui fait de la musique électronique délicieusement absurde et harmonieuse), une autre cherchait à savoir pourquoi sa souris était invisible sur Fedora 8 (j’imagine qu’elle est sorti bredouille), une autre voulait savoir comment jouer avec les dates sous awk et une autre a cherché « voile et sexe ».

Cette orgie d’information me permet enfin d’imiter les politiciens et de ne produire qu’en fonction des sondages. Si je regarde les références, je constate que dans environ 70% des cas, il s’agit d’un lecteur d’un autre blog qui a fait le saut dans le miens. Tuniblogs.com et le blog de Gemma sont mes meilleurs référents, et presque tous les autres référents sont francophones. Je dois donc faire davantage de commentaires en français si je veux augmenter le traffic.

Par ailleurs, que dois-je écrire? Mon article le plus populaire est, de loin, celui sur le chalet du Lac aux castors. A priori, je croirais que c’est simplement des gens qui ont été attirés là par mon cousin Marco, qui a envoyé des liens à ce site à des centaines de personnes, mais non. Juste aujourd’hui, 3 personnes ont cherché pour « chalet du lac au castors » et ont abouti sur mon blog. Bref, si vous voulez attirer du traffic, vous savez tous quoi faire! Le chalet du lac au castor, c’est mieux que les sexe. Étrangement, celui qui suit ce dernier semestre, c’est « Exemple de morale bien enseignée »: à n’y rien comprendre. Ensuite vient « Ubuntu/xfce sur powermac g4 », mais ça se comprend: c’est une distribution populaire, et il y a relativement peu de documentation, et beaucoup de problèmes. D’ailleurs les articles d’informatique font mieux que la moyenne: on a « Thunar mon amour » au 5e rang, « configurer un PDA en 99 étapes » au 7e et « jpilot » un peu plus loins, et le classement est encore plus avantageux sur une période plus longue.

Enfin, certains articles plus philosophiques semblent avoir un certain succès. Les articles de féminisme, fort malheureusement, parce que je les ai relu récemment et les ai trouvé particulièrement mauvais. Un article nommé « Le problème de l’esclavage », qui est tout à fait aristotélicien obscur et pas écrit pour être compris, fait un tabac que j’ai peine à comprendre (j’imagine que tout est dans le titre). Enfin, certains surfeurs semblent apprécier le court article sur la raclée que Chantal Hébert a donné à Mario Dumont, et l’article « Schizophrénie et sexe des anges », qui est bien à mon goût, attire bien des gens, sans doute pour le titre encore une fois.

Bref, les indicateurs sont formels. Je dois:

  • Utiliser des titres avec des mots-clé
  • Participer davantage à la blogosphère francophone
  • Écrire sur des choses qui préoccupent les gens, comme le sexe des anges, le chalet du lac aux castors et l’installation d’une distro linux abandonnée sur une machine qui devrait en toute logique déjà être dans un carrefour jeunesse au fin fond de l’Afghanistan.

Ou pas.

janvier 18, 2008

Elephantware

Filed under: Informatique, Uncategorized — mokawi @ 8:22

J’ai appris, à mon grand désarrois, que je serais forcé de visiter une page web entièrement construite avec Flash pendant les trois prochain mois. Flash, c’est le contraire de l’élégance: c’est inutilement chargé, ça bouffe la mémoire, c’est propriétaire. Pis encore, les gens qui font du Flash sont des artistes—autant dire des égotistes—qui se font un malin plaisir de nous rappeler leur existence avec des cossins parfaitement inutiles qui heurtent le regard.

Histoire de me défouler un peu, j’ai décidé de varger à grand coup sur les logiciels que je n’aime pas avec un top 5 des « elephantware », i.e. les gros truc qui bouffe inutilement de les resources de l’ordi et produisent peu.

5. Adobe Flash

Admettons-le, il y a pire que Flash dans l’interprétation de code. Mais c’est justement parce que son temps de chargement ne se compte pas en minutes que le logiciel d’Adobe a pu envahir nos pages web  et amener un nouvel âge d’or de la gagdetomanie sur le port 80. Espérons qu’AJAX prenne et amène au web sa rédemption.

4. Mozilla Firefox

Certes, j’aurais pu choisir SeaMonkey, qui est certainement catastrophique pour le matériel du consommateur moyen. Mais parfois la voie empruntée pour arriver à une catastrophe lui donne un panache qui l’élève au niveau supérieur. Firefox l’a compris. Sur un code déjà fatigué comme un vieux pantalon qui n’est plus qu’un tas de chiffons cousus ensemble, les ingénieurs de Firefox ont pensé qu’il serait bon de permettre à toutes sortes de quidams de changer toutes sortes de trucs dans le logiciel sans avoir à le recompiler. Afin de permettre cette bêtise, ils ont refait tout un code d’interface utilisateur et ont ajouté toutes sortes d’accès pour permettre à des extensions de faire la pluie et le beau temps dans le navigateur. Résultat: un gros truc lent pas beau qui bouffe la mémoire comme pas trois.

3. Qt

Pour les non-initiés, Qt, c’est l’interface graphique KDE, entre autres choses; le logiciel qui affiche le boutons et autres gadgets à l’intérieur des fenêtres. KDE était certainement génial à l’époque où Linux manquait d’interface graphique, mais maintenant qu’il y a GTK et cie, on se demande vraiment pourquoi un tel truc a du venir à l’existence. En vérité, KDE est très vivable sur un ordinateur Linux. Le hic, c’est lorsqu’on essaie de porter des logiciels Qt sur Mac OS X, par exemple. Du coup, un logiciel de bloggage tout simple dont la source ne fait pas 50ko devient soudainement capable de peser 60 Mo. Et si vous voulez Lyx, comptez-en 90. Autre « réussite » de Qt: faire du Zaurus, petite merveille d’ingénierie fabriqué par Sharp et qui fut le premier PDA Linux grand marché,  le gagdet de poche le plus lent jamais vu, malgré un processeur parmi les plus rapides pour l’époque.

2. OpenOffice.org

Un vieux success-story très linuxien: un logiciel ayant échoué face à ses compétiteurs qui reprend vie entre les mains d’une communauté de programmeurs. Dans le cas d’OOo, c’est Sun qui a racheté un logiciel d’une compagnie néerlandais en faillite, et qui a tenté de le vendre au monde Linux sous le nom de StarOffice. Mais le logiciel n’était pas vraiment fait pour un monde où le terminal est toujours considéré comme la voie royale et où le manuel n’est pas une option. Afin de redonner vie à son projet, Sun a tenté un truc fou: donner le code au domaine public, quitte à chiper dans les modifications apportées.

Un peu comme pour Firefox, l’amoncellement de codes sur une base assez ancienne a créé un monstre. Mais si OpenOffice n’a pas le panache du précédent, mais sa surcharge pondérale est sans commune mesure. Sur MacOS X, il pèse près de 500 Mo, se charge très, très lentement, et est tout sauf fluide sur mon G4/1.33 Ghz/512 Mo de RAM. Sur Linux, où il est natif, il se meut à peine plus aisément.

1. Java

Dans les années 90, Java (toujours de Sun) a été l’objet d’un enthousiasme délirant qui excéda tout ce qu’on aurait pu imaginer pour un langage de programmation, parce qu’il devait résoudre le problème des incompatibilités entre Mac, Windows et UNIX, et qu’il était beaucoup plus élégant que les langages qui faisait autorité à l’époque. Or, il n’y avait qu’un petit problème: Java prenait facilement 5 minutes à charger et bouffait beaucoup la moitié des ressources de l’ordi. Dix ans plus tard, malgré des machines surpuissantes, le problème n’a pas été réglé. Java a été essayé à toutes les sauces, parce que les gens qui le supportaient voulaient absolument le voir implanté quelque part: d’abord, on a vu que les applications n’étaient pas viables, ensuite, il a fallu essayer le web, puis on a essayé de s’en prendre aux gagdets portables. Dans tous les cas, échec retentissant. Comme une génération de scientifiques et d’ingénieurs l’a appris avant même de passer au C, et qu’il est toujours parmi les plus enseignés à l’université, Java a gardé une vocation scientifique. Mais heureusement, plus personne ne fait de pages personnelles avec des applets java de petit anges qui s’embrassent, de flocons  ou qui descendent doucement sur la page d’yeux qui suivent la souris.

Mentions honorables:

• Le Dashboard de Mac OS X: mais j’aurais pu choisir Konfabulator, les gadgets de Google, les gdesklets ou autres cossins équivalents chez Windows Vista, Opera.

• AmaroK: pour ceux qui pensent qu’iTunes est surchargé, je vous donne le sens véritable du mot.

• Lyx: pourquoi trouve-t-on tant de traitements de texte incapable de suivre la frappe du clavier?

• TeX: J’adore TeX, mais je persiste à croire qu’on aurait pu éviter les distributions de 550 Mo.

• Opera: le Emacs des navigateurs, sauf que contrairement à Emacs, les gadgets ne fonctionnent même pas. Et pour l’interface graphique, le prix citron par excellence. Néanmoins, il faut lui donner ceci: il est très véloce.

Évidemment, vous avez sans doute des suggestions pour Windows…

décembre 4, 2007

Pourquoi personne ne m’a dit???

Filed under: Informatique, Linux — mokawi @ 6:25

J’ai cherché très longtemps un codec realplayer 9 pour linux ppc, parce que tous les webcasts de Berkeley sont à ce format-là. Et c’était sous mon nez. Primo, dans http://www.mplayerhq.hu/MPlayer/releases/codecs/ il y a une version MacOS X-ppc du codec rp9. Il suffit d’extraire « drvc.bundle » du fichier pkg et de l’envoyer à /usr/lib/codecs.

Ou encore, comme je l’ai fait, on peut télécharger la dernière version ppc de realplayer sur href= »https://player.helixcommunity.org/2004/downloads/ »>https://player.helixcommunity.org/2004/downloads/. On lance alors l’installeur qui va décompresser realplayer là où vous le voulez. RealPlayer ne fonctionne pas sur mon ordi, mais il suffit de prendre le fichier le fichier drvc.so dans le dossier codecs et de le mettre dans /usr/lib/codecs pour faire en sorte que mplayer puisse jouer les fichiers .rm à la place de realplayer.

Et dire que je les avais sous le nez, et que j’ai cherché si longtemps.

novembre 25, 2007

jPilot

Filed under: Informatique, Linux, Macintosh, Ordinateur de poche — mokawi @ 3:12

J’ai acheté un palm TX dernièrement, un peu de mauvais gré. J’ai acheté mon premier palm pilot à l’âge de 13 ans, et j’ai toujours organisé mon temps autour de ce gadget; mais depuis presque deux ans, je n’en avais plus. En effet, j’avais usé deux Zire en deux ans, et j’en étais arrivé à la conclusion que palm faisait des machines vraiment trop fragiles.

Comme j’ai horreur de me faire avoir, j’ai changé. J’ai d’abord acheté un Zaurus sl-5500,
mais bien que la machine soit très bien conçue physiquement et qu’on puisse y faire tourner toutes sortes de trucs fascinants issus du monde POSIX, ses logiciels ne sont pas conçus pour un ordinateur de poche. Le toolkit Qt est ridiculement lent, le lecteur de mp3 est très mauvais, les applications d’organisation (PIM) se synchronisent très mal avec autre chose que le très mauvais logiciel bureau de trolltech. Pis encore, faire fonctionner mon clavier externe relèvait du miracle, et la carte wifi ne fonctionnait qu’à l’occasion, et encore seulement avec des réseaux WEP.

Bref, j’ai passé au papier. Mais le papier, il se remplit, reste dans ma poche, se perd. Je
n’ai aucune autre raison de le regarder, si ce n’est que pour savoir ce que le moi du pass a
impos au moi du futur, et laissez-moi vous dire que c’est toujours dprimant. A contrario, non
seulement ai-je des raisons agrables d’ouvrir mon palm (regarder mes courriels, jouer au
solitaire), mais il se synchronise avec tous mes ordis, ce qui fait que je peux difficilement ne
pas voir l’information que j’y mets. Il fallait donc que je revienne au palm.

jPilot

Malheureusement, le palm n’est pas exactement au faîte de la technologie. PalmOS 5 est assez
vétuste; il est vieux, c’est un fait, puisque celui qui était destiné à le remplacer, Palm
OS 6, a été un flop monumental. Son architecture est assez proche du très-ancien MacOS, celui
qui ne pouvait faire tourner plus d’un programme à la fois et qui divisait les fichiers en
« resource fork » et en « data fork ». Tout a été fait en fonction d’accomoder des vieux
programmes qui tournaient sur des écrans noir et blanc de 160 pixels par 160 .

La synchro a à peu près le même problème: c’est un gros patentage. Souvent, la vitesse est encore limitée à des 115kbps, ce qui est absolument inacceptable. Or, comme dans le bon vieux temps où toutes les données étaient importantes étaient sur la RAM, et donc étaient effacées au moindre manque d’énergie, ce bon vieux temps où le palm n’avait que 512 ou 1024 ko de mémoire, la synchronisation archive toutes les données sur le disque, qui fait maintenant la moitié d’un Go. Bref, votre synchro vous prend désormais au moint 1h la première fois, et 10 bonnes minutes les fois suivantes.

Il fallait réagir.

Dieux merci, sans avoir à recourrir à The Missing Sync, il y a moyen sur mac d’emprunter la boîte à outils POSIX. En l’occurence, j’ai choisi jPilot, un bon petit logiciel tout simple qui fait tout juste ce dont j’ai besoin: mémos, adresses, calendrier, tâches. Il a un gros avantage pour moi: il est sur fink. (N.B.: Je ne recommande pas fink comme gestionnaire de logiciels unix sur mac. Je crois que c’est la pire alternative. Mais c’est celle que j’ai installé sur mon mac, et comme je ne tiens ni à tout enlever, ni à dupliquer toutes mes librairies, je fais avec. Pour une bonne alternative, regardez MacPorts.)

Mac OS X

Pour Mac OS X, l’installation n’a pas été sans heurts. Finalement, le plus facile a été d’y aller par BlueTooth (mais je suppose qu’il y a un moyen de faire fonctionner tout ça avec USB).

1. Assurez-vous que Hotsync, ou tout autre logiciel de synchro, est fermé et n’a pas accès à Bluetooth. Autrement, ça empêche jpilot d’y accéder.

2. Allez dans les préférences système et cliquez sur Bluetooth (dans la série Matériel). Choisissez l’onglet « Partage ». Dans la liste à gauche, vous aurez peut-être déjà quelque chose comme « Bluetooth-PDA-Sync ». Si c’est le cas, c’est probablement Hotsync qui l’a créé. Sinon, vous devrez en créer un vous-même (bouton d’en bas).

3. Cliquez dessus. À droite, le type devrait être « modem », et dans mon cas, les cases ne sont pas cochées.

4. Fermez Préférences système et ouvrez le terminal. tapez:
ls /dev | grep tty.
Ça devrait vous retourner un tty., donc dans mon cas tty.Bluetooth-PDA-Sync.

4. Ouvrez jpilot. Allez dans les préférences (Ctrl-S) et cliquez le second onglet (Réglages). Dans « port série », tapez « /dev/tty. » (dans ce cas-ci, /dev/tty.Bluetooth-PDA-Sync).

5. Fermez les préférences de jPilot. Partez la synchronisation sur votre palm (synchro bluetooth, bien sûr, avec le bon ordi). Cliquez sur le bouton de synchronisation (celui qui ressemble au logo Hotsync). Ça devrait fonctionner, et ça ne prend que quelques secondes.

Fedora 8

Là je n’ai pu qu’utiliser la synchro USB, parce que je n’ai pas de Bluetooth.

1. Assurez-vous que vous avez Fedora 8. Sous Fedora 7, les pilotes USB ont été mis à jour, mais j’ai eu beaucoup de difficulté avec. Il y a moyen de faire tout fonctionner ça, mais c’est compliqué et pas toujours efficace.

2. Assurez-vous que l’extension kernel « visor » est installée. Certains vont vous dire le contraire, mais dans mon cas, et probablement dans le cas de Fedora 8 en général, il faut qu’il y soit.

3. Si vous voulez vous assurer que tout va bien, faites « sudo tail -f /var/log/messages » et branchez votre palm. Vous devriez avoir un message disant qu’il a ouvert une interface usbcore, et deux autres ouvrant des ttyUSBx. Je ne sais pas trop pourquoi, mais les ttyUSBx ne fonctionnent pas pour moi, donc l’autre message est plus important.

4. Vous pouvez donc mettre « usb: » dans le champs « port série » des préférences de jpilot. Faites la synchro, et bingo, ça marche.

avril 22, 2007

Le multi-touch de Jeff Han et la signification

Filed under: Informatique, psychologie, Sciences humaines — mokawi @ 10:57

J’ai posté un vidéo de YouTube où Jeff Han démontre une interface avec écran multi-touch. Mais ce qui a de plus touchant, c’est la différence avec un écran ordinaire. Prenons ce que j’ai sous les yeux en ce moment:

Comme vous pouvez le constater, l’espace est divisé clairement selon des lignes horizontales et verticales. Chacune des subdivision a un rôle bien précis, qui est clairement indiqué: certes, le néophyte resterait songeur devant un tel écran, mais l’utilisateur habitué comprend clairement que ce qui est en haut est une barre de menu, que l’espace de gauche est occupé par une liste hiérarchique représentant l’arborescence de mes journaux et que les icônes représentent chacune une action, par exemple.

Jeff Han a fait son possible pour faire éclater la subdivision de l’écran: désormais l’espace de l’écran est ouvert et infini, et il est, tant que possible, indivisible, sinon peut-être pour former des unités finies. Comme, peut-être, un espace physique idéal. Mais surtout, il fait sauter les figures de signification: l’utilisateur n’a pas à apprendre ce à quoi correspondent les symboles de l’écran, car les actions associées aux mouvements des mains seraient ceux qu’on ferait intuitivement, sans qu’on nous dise quoi faire.

De toute évidence, Jeff Han compte sur notre perception naturelle du physique pour poser les points de repère de son interface. Pour donner une idée claire de cette perception, je vous donne un exemple: la glace. Les environnements glacés sont quelque chose de spécifique aux nordiques: les gens qui ont vécu dans les tropiques ne savent pas ce que c’est que se déplacer sur une surface aussi glissante. Aussi, lorsqu’on les met sur une paire de ski ou de patin, c’est à coup sûr la catastrophe. Alors qu’un adulte moyen, pas sportif pour une cent, mais nordique, est généralement capable de descendre une piste bleue après une heure de cours, le méridional moyen, qui a passé la moitié de son heure de cours à apprendre à glisser sur une surface plane, peut se compter très heureux s’il a descendu une verte autrement que sur le cul.

Évidemment, cet exemple suppose évidemment que certaines personnes pourraient ne pas être à l’aise immédiatement avec l’interface « intuitive » de m. Han. Je crois que ce sera le cas, et qu’il y aura besoin de moyens didactiques d’expliquer les logiciels aux moins tactiles d’entre nous.

Par ailleurs, la puissance de l’ordinateur, c’est précisément qu’il est capable de rattacher une fonction complexe à un symbole tout simple: à la finitude de l’espace bidimensionnel des gestionnaires de fenêtre ordinaires se conjugue l’infinitude de la série (ou de l’arborescence) des signes. La magie de l’ordinateur, c’est de faire apparaître à l’infini de nouveaux objets dans le fini grâce à des commandes indiquées par signes. En ce sens, l’interface de l’ordinateur rappelle le langage universel de la Renaissance, qui s’attachait à relier entre eux grâces à des signes divins les êtres de la terre et du ciel pour en établir le sens cosmologique. 

Le gros problème d’un espace infini, c’est qu’il est laborieux à gérer (je ne voudrais honnêtement pas avoir à classer les photos de m. Han): si un tel espace devait venir, il serait nécessairement limité par quelque chose en bout de compte. L’infini de l’arborescence des signes, en revanche est plus facilement gérable, puisqu’il fait appel à des association thématiques plutôt que géographique. En ce sens, l’interface à signes est plus proche de la façon de fonctionner de l’esprit humain. Nos ordinateurs ne sont pas près de subir l’épuration, mais peut-être l’espace du bureau pourra-t-il effectivement prendre un peu de dimension. Mac OS XI?

avril 2, 2007

Google annonce Gmail Paper, Google Writer

Filed under: Gadgets, Informatique, Uncategorized — mokawi @ 2:56

Vous êtes du genre à vouloir imprimer tous vos courriels, mais vous êtes renversés lorsque vient le temps de payer une nouvelle cartouche d’encre? L’idée d’utiliser tant de papier gêne votre conscience environnementale? Google a LA solution. Désormais, vous pourrez gratuitement faire imprimer et livrer tous vos courriels sur du papier fait à 96% de mucus de soya organique recyclé.

Google, qui a déjà montré par des réalisations comme celle-là qu’elle disposait des ingénieurs les plus intelligents de la galaxie, a par ailleurs annoncé une nouvelle percée dans le domaine de la rédaction. Google Writer, premier traitement de texte orienté sur le contenu, devrait rendre réel le rêve de toutes les victimes de bancs d’école qui aimeraient bien que leurs travaux se fasse tout seuls. À partir d’une brève description de votre projet et de mots-clé, Google Writer proposera des pages web et des articles susceptibles de contenir de l’information intéressante. À partir de vos choix, le logiciel vous offrira plusieurs plans d’articles, et rédigera selon le plan de votre choix, et si vous lui donnez des exemples de votre style d’écrire, il sera même capable de rédiger dans votre style.

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Je viens de découvrir quelque chose de sensationnel: Google a aussi lancé un service de fournisseur internet qui utilise le réseau d’évacuation des eaux usées pour nous alimenter en informations nouvelles! Comme quoi on arrête pas le génie. J’ai hâte de voir ce qu’ils vont inventer la semaine prochaine.

À noter: quoiqu’en dise Google, le service est compatible avec les ordinateurs qui ne tournent pas sur Windows, pour peu qu’ils possède un logiciel d’émulation. Selon une source sûre,  les logiciels de configuration du routeur tournent bien sur wine et sur ReactOS, de sorte qu’il n’est même pas nécessaire d’acheter Virtual PC avec Windows. On peut néanmoins se demander pourquoi ne pas avoir fait une interface web, comme c’est normalement le cas. Selon cette même source, les ingénieurs de Google auraient été arrêtés par l’instabilité du processeur ARMFish que l’on retrouve généralement dans les routeurs sans fil, qui risque de s’emballer dans un milieu humide. Ils auraient donc été forcés de se rabbattre sur le XP87Gv3 d’AMD, beaucoup moins puissant, mais moins sensible à l’humidité et aussi bon marché.

mars 8, 2007

Thunar, mon amour

Filed under: Informatique, Linux — mokawi @ 10:56

Xubuntu 6.10 vient avec le gestionnaire de fichiers Thunar version 0.4 et des poussières. J’ai justement décidé récemment de l’envoyer à la poussière, parce qu’il ose prendre plus de 30 secondes à s’ouvrir, qu’il est rempli de bogues et qu’il plante constamment.
Je cherchais quelque chose de rapide et de léger.
Voici mes tests:

Worker

C’est un de ces gestionnaires de fichiers à deux panneaux identiques, où vous devez naviguer pour trouver votre fichier dans le panneau de gauche et sa destination dans le panneau de droite pour copier, déplacer, etc. C’est vraiment très laid, ça a une interface assez zarbi merci, mais on peut tout personnaliser. C’était très rapide sur MacOS X, mais, je ne sais pas pourquoi, c’est moins vrai sur mon Xubuntu, et ça plante à l’occasion. Il ne supporte pas le drag’n drop.

Xfm

Celui-là, je l’ai essayé il y un petit bout sur MacOS X. C’est vraiment laid, ça ne supporte ni GTK ni Qt, et pour une raison étrange, c’est très lent. Exit.

Xfe

Encore un qui ne supporte pas GTK ni Qt. Pis encore, l’interface rappelle windoze 95/98. Horreur. Les caractères accentués s’affichent mal, alors je ne parle même pas de mes dossiers en grec polytonique, et il y a un GROS problème avec l’affichage. Je n’ai pas réussi à le compiler avec MacOS X, et je ne l’ai essayé que sur Xubuntu.

Midnight Commander

Je m’imaginais que je n’aurais pas à lire le manuel pour savoir comment ça marche, donc finalement, je n’ai pas était plus loin qu’au premier écran. Je vous averti, c’est pour le terminal, avec interface curses.

Dfm

C’est tout ce qui peut donner un bureau que j’aie arrivé à compiler sur mac (remarque, je n’ai pas essayé rox-filer). Vraiment très laid, pas pratique pour une cent. Ça ressemble à l’archaïque finder de MacOS 7, mais avec des icônes même pas alignées et une interface garrochée à la va-vite. J’ai simplement mis le bureau, j’ai changé toutes les icônes et j’ai changé tous les liens pour partir mes dossiers avec worker. Malgré tout, c’est rapide.

ROX-Filer

Le plus rapide (temps d’ouverture: moins d’une seconde, et afficher la liste des dossiers aux inventaires les plus longs dans des temps records). Malheureusement, tout l’interface présuppose que tu va utiliser le drag’n drop, et ce n’est pas encore le luxe de MacOS X. Dans MacOS X, tout en draguant un objet, on peut changer de fenêtre avec Exposé, (tu pèses une touche, et ça t’affiche toutes tes fenêtres dans un seul plan à la grandeur de l’écran) à peu près tout ce qui est dossier, système de fichier peut être ouvert par « spring load » (on met l’objet dragué sur le dossier qu’on veut ouvrir, on appuie « espace » ou on attend 2 secondes, et le dossier s’ouvre). Le spring load existe, mais sans touche de déclenchement, et il n’y même pas moyen de faire circuler les fenêtres en draguant. Il est possible que ça soit différent si on utilise OroboROX, le gestionnaire de fenêtres de ROX, mais j’ai des doutes.
En revanche, c’est très personnalisable, la navigation va très bien, et le bureau est bien fait. C’est un keeper. Mais aussi bien le faire jouer avec quelque chose de plus complet…

PCMan

Ça ressemble beaucoup à Thunar, c’est parfaitement intégré avec GTK2, jusqu’aux icônes et ça détecte les applications à utiliser pour chaque type de fichier—ce qui n’était pas le cas des précédents.
L’interface est super—avec tabs et un panneau d’arborescence ou de favoris. C’est vraiment rapide (temps d’ouverture: environ 3 secondes), le plus rapide après Rox.

Le test reste ouvert, bien sûr. Si vous êtes prêts à payer le prix en RAM et en occupation du CPU, vous voudrez sans doute tester Konqueror (le mastodonte des gestionnaires de fichiers) ou les nautilus (GNOME), evidence (Enlightment), KFM (KDE) qui sont liés à des interfaces graphiques complètes. Par ailleurs, Thunar 0.8 serait paraît-il bien meilleur que son aîné, vous voudrez peut-être le compiler pour voir (en ce qui me concerne, je crois qu’il ne peut pas être meilleur que PCMan, il peut tout au plus l’égaler).

mars 3, 2007

La solitude des baby-boomers

Filed under: Cultures, Informatique, Uncategorized — mokawi @ 6:27

La famille, c’est toujours particulier. J’ai eu le malheur de perdre plus que ma dose d’oncles maternels dans les derniers mois, dont un qui est mort à peu près en même temps que son épouse. À travers ces dures épreuves, j’ai pu constater quelque chose de très particulier: les antichambres de la mort, à part pour nous, étaient surtout peuplés de mourants et d’infirmières. Ce qui veut dire que tous ces gens meurent seuls, ou presque, ne recevant qu’une ou deux fois par semaine.
Je peux vous dire qu’entre la solitude et les repas d’hôpital et la compagnie des fines bouches qui composent ma famille (ils servaient des soupes à se rouler à terre aux carcasses de nos malades), mon choix n’est pas difficile. Toujours est-il qu’il m’a semblé que ceux qui ont vraiment fait le calcul, ce ne sont pas les gens de la génération de mes parents, mais surtout les moins de 30 ans: leur présence était nettement sentie, même s’ils n’avaient pas la proximité de leurs aînés pour les mourants. Mais ça devait aller bien au-delà de la peur de la mort, parce que certains ont exprimé le voeu de se revoir.
En fait, c’est un fait avéré que notre génération revient à des valeurs plus traditionnelles. Là où les baby-boomers voulaient une carrière et un épanouissement personnel, les nôtres veulent travailler moins et avoir plus de temps pour leur famille. Il n’est plus question d’avoir un meilleur emploi que nos parents, donc on met nos cartes dans la qualité de nos relations. Les jeunes restent donc plus longtemps chez leurs parent (comme leurs grand-parents autrefois), ils tentent de conserver intactes leurs relation avec ces dernier. Bref, si on considère la rapidité avec laquelle nos parents ont envoyé nos grand-parents en foyer, on peut dire que c’est le retour du parent prodigue.
Alors pourquoi je vous parle de ça? Je viens de voir une émission à Télé-Québec où une poignée de vieux syndicalistes fustigeaient une demi-célébrité québécoise parce qu’elle soutenait que l’ordinateur rapproche les gens plutôt que de les isoler. En fait, je vous donne leurs arguments (ceux dont je me souvienne):

1 – L’inauthenticité du rapport virtuel
2 – L’ordinateur n’est pas un outil qui permet de bâtir (le rapport avec la problématique, c’est que ça devient un moyen de masturbation intellectuelle)
3 – L’utilisation de l’ordinateur fait compétition aux activités sociales, telle le traditionnel souper familial
4 – Les jeux simulent un rapport à l’autre malsain.

De toute évidence, quiconque soutient (2) connaît très peu l’ordinateur. Il y a quand même une raison pour laquelle 95% des entreprises (à vue de nez) sont informatisés. Je ne veux même pas m’attarder à tous les endroits où on s’est mis à bâtir des trucs qui n’auraient jamais vu le jour sans ordinateurs. J’ai mis cet argument parce qu’il est si imbécile qu’il prouve hors de tout doute que ceux qui l’emploient ne savent pas de quoi ils parlent.
L’argument 1 est du même acabit, mais il est assez vague pour tenir vaguement la route si on le considère comme signifiant que des choses comme le langage non verbal, qui ne se retrouvent pas sur le chat ou le courriel. Je ne crois pas qu’il aurait convaincu Wittgenstein, mais si on est assez accro des implications métaphysiques du rapport direct, alors on peut lui donner une certaine valeur. Cependant, malgré cela, on ne peut nier que le rapport virtuel a une authenticité qui lui est propre. Les chatteurs ont créé des façons de converser nouvelles, c’est bien connu, mais ce qui est moins connu, c’est que le chat a invité et invite toujours ses adeptes à réinventer la communication et les jeux de langage. Or, le langage n’étant pas une toile uniforme, mais plutôt une constellation d’étoiles entre lesquelles les vides sont des zones d’accès difficile pour l’expression, une telle liberté permet de formuler plus précisément ce qu’on veut dire. Par exemple, le chat permet un accès illimité au langage parlé comme au langage écrit, de même qu’à des mots nouveaux ou des nuances qu’ont ne peut suivre à l’oral.
Ceci pour dire que si l’authenticité, c’est une meilleure expression et une meilleure compréhension, le chat a certains avantages. Même si tous admettent que la présence n’est pas la même.
Le troisième argument marche mal dans les faits. Le souper traditionnel a surtout subi le coup du carriérisme et de la télévision. Il est certes difficile pour les parents de décoller leur ado de l’écran pour les faire souper, mais somme toute, tant que les parents sont là pour les décoller, le souper n’est pas en danger. Et franchement, ce n’est pas d’hier qu’on a de la difficulté à faire bouger les ados (sauf à la douce époque où il était bien vu de les sodomiser, mais encore là il a fallu inventer la philosophie pour les convaincre de ne pas trop faire de bêtises).
Le quatrième argument a été soulevé dans le passé concernant la télévision, les sports, etc. Et il a été prouvé qu’il ne tient pas vraiment: il y a un monde entre le massacre virtuel et la réalité. À preuve, une société pacifique comme il n’y en a jamais eu! Je crois sincèrement par expérience que celui qui a « fraggé » vingt fois son meilleur ami durant l’après-midi a beaucoup moins envie de coller des baffes. Certes, la télé et les jeux vidéos, lorsqu’on en abuse, rendent de mauvaise humeur, mais c’est comme toutes les bonnes choses: μηδέν ἄγαν, pas d’excès.
Ce qui a vraiment donné à l’ordinateur sa réputation d’asocial, c’est l’usage qu’en ont fait les baby-boomers. Ils sont incroyablement résistants à l’usage du chat, qu’ils méprisent; au mieux, ils utilisent la téléphonie par internet, qui est pourtant assez médiocre merci. L’ordinateur est souvent associé aux obligations, comme le travail, le courriel est une source de pourriel et d’horrible chaînes, mais pas vraiment de contact parce que leurs amis les appellent ou leur envoient une carte une fois de temps en temps. Il est rare qu’ils conversent avec des gens de Barcelone ou de Beijing avec ça.
Il n’ont pas confiance en les ressources électroniques, parce qu’ils croient souvent que le web en est à la phase d’il y a une décennie, où l’essentiel des pages web étaient des pages personnels faites par des quidams qui parlent de leurs chats et de leurs hobbies, alors que des initiatives comme Wikipédia ou de nombreux projets universitaires donnent un contenu au fait des développements les plus récents, ce que les vieilles encyclopédies ne peuvent se permettre. Ils sont par ailleurs convaincus que le commerce électronique est très risqué, même s’ils ne prennent jamais le temps de déchirer convenablement leurs correspondance financière, ce qui est doublement risqué. Comme ils sont dépassé par l’inventivité qui démarque le web, et par le changement que ça apporte constamment, ils ont peur de se lancer dans des activités qui les exposeraient à une participation active. Ils n’écrivent pas dans les forums, ils ne partagent pas leurs connaissances dans wikipédia, ils ne visitent pas les blogs, ils ne savent pas ce que c’est qu’un fil de nouvelle ou un podcast. Bref, ils ne jouent pas le jeu.
Pour apprécier l’outil de communication qu’est l’ordinateur, encore faut-il l’utiliser. En fait, je crois qu’il y a un autre problème, cette fois-ci exclusif au Québec: les baby-boomers n’ont pas suivi autant de cours de science et de mathématique, mais ils ont suivi davantage de cours de langue et de sciences de l’homme. Les sciences humaines et les lettres sont des sciences fermées: l’homme reste le même, ce que l’on décrit, ce sont ses variations, et non pas son progrès. À la limite, notre connaissance de l’homme vaut celle de Platon et d’Aristote—d’ailleurs, c’est un fait que l’Éthique à Nicomaque inspire encore beaucoup nos contemporains. En revanche, les mathématiques, la logique et les sciences pures sont ouvertes: tout deviendrait réductible à des nombres, de sorte qu’en les agençant comme il faut, on peut optimiser la réalité et la compréhension qu’on en a. Les nouveautés technologiques, si elles sont l’expression d’un agencement de choses connues et compatible avec notre vision du monde, restent domaine connu et facilement assimilable; si au contraire elles semblent s’éloigner d’éléments clés de la nature de l’homme, comme le corps, elles sont vues comme un obstacle.
Sans doute cette anthropologie est-elle aussi au coeur du paradigme qui a causé la solitude des baby-boomers. Le baby-boomer cherche à combler les besoins de sa nature et à s’exprimer selon des voies qui sont inscrites en lui: par ce soucis égocentré, il en vient à voir ses proches comme des obstacles (cf. Sartre), et ses proches ne voient plus l’intérêt à le fréquenter.

janvier 29, 2007

Ubuntu/xfce sur un powermac g4

Filed under: Informatique, Linux, Macintosh — mokawi @ 1:12

Je fais ce genre de blog au cas où quelqu’un aurait besoin des trucs que j’ai trouvé. Donc, j’aime aussi bien faire ça net.

I. Impressions générales

Xfce: Mon cousin français qui fait de la programmation de pointe ne jure que par ça. Personellement, j’aime bien, mais c’est pas à tout casser. Franchement, ça ne change pas beaucoup de Mac OS ou Windows. À vrai dire, je suis tenté de passer à ion, juste pour voir.
+: Les barres super personalisables, qui peuvent s’afficher et s’enlever. Thunar (le gestionnaire de fichier) est plutôt bien.
-: Un certain manque de super du drag-n-drop, comparé à Mac OS avec ses « spring-loaded folders » et à Gnome où on peut tirer les menus pour les mettre comme raccourcis. Pas de browser samba, ni de gestionnaire de mot de passe (en tk, pas encore trouvé).

Linux:
+: C’est connu, c’est bien plus rapide. Ce qui est moins connu, c’est que c’est plus simple. Et contrairement à Mac OS X, ça fonctionne avec ma carte réseau (ou n’importe quelle autre patente existante). Malgré ce que je vais dire après, je n’ai jamais eu autant de facilité à installer une imprimante-scanner, même sur Mac OS X.
-: Ça prend à peu près le double de temps à mettre sur pied. Il y a souvent des problèmes, mais surtout il y a beaucoup trop de solution possibles. Quand j’étais sur OS X, quand le moniteur ne fonctionnait pas à la bonne fréquence, tous les forums me donnaient une seule et unique solution. Mais sur Linux, il y a des dizaines de problèmes possibles: la configuration du serveur X, le mauvais pilote, la mauvaise liste de résolutions possibles, etc. Et comme il y a des scripts sensés tout régler et qui eux-même ne fonctionnent pas tout le temps parce qu’il manque telle ou telle librairie…

Xubuntu: La version de Ubuntu fonctionnant avec Xfce4
+: Il paraîtrait qu’Ubuntu est plus facile à installer que les autres distros, parce qu’il serait plus orienté vers l’utilisateur pas trop technicien. J’ai de sérieux doutes.
-: Imaginez, build-essentials n’est pas dans les paquets standards! Make et gcc y sont, bien sûr, mais pas les librairies de base, comme stdio.h et cie! J’en reviens juste pas. Impossible évidemment de compiler quoi que ce soit sans ça, et sachez que compiler des logiciels, ce sont des trucs qui arrivent souvent sur Linux—surtout si vous possédez un ordinateur avec un processeur PowerPC.

Powermac G4: C’est classe comme machine, mais y’a plus rien qui marche là-dessus. La carte graphique est bousillée (sortie avec des ombres horizontales sur toute la largeur de l’écran), la carte SCSI sur PCI empêchait ma carte wifi de fonctionner et le disque dur original a cramé. Si jamais vous essayez de mettre une nouvelle carte AGP là-dessus, je vous souhaite bonne chance parce que les carte ordinaires ne sont généralement pas compatibles.

II. Problèmes rencontrés

Évidemment, il y a eu les problèmes matériels. J’ai dû réinstaller 4 fois le système avant de décider que le disque était cramé et qu’il méritait tout simplement la mort. J’ai gossé des heures sur ma carte réseau avant d’ouvrir la boîte et d’enlever la carte SCSI. J’ai gossé des heures, marché un bon 45 minutes et marchandé ferme avec un vendeur suspucieux pour une belle carte AGP qui ne fait pas avec un powermac (en fait, j’ai eu un peu peur, parce qu’il n’y avait pas la moindre lumière qui ne daigne s’allumer, ni même le moindre bruit de disque ou de ventilateur qui ne daigne se faire entendre).

Et puis ensuite il y a eu les fameux build-essentials. Vous voyez, personne n’aurait pu s’imaginer que ce truc-là manquait à l’appel, donc assez difficile de trouver le bon article sur les forums.
J’ai gossé pas mal sur vim parce que les commandes avec virgules ne fonctionnaient pas (tout à fait nécessaire parce que j’utilise VimOutliner dans le cadre de mon travail). J’ai finalement recompilé vim, sans grand succès. Enfin, j’ai réinstallé les paquets vim-full, vim-gnome, vim-perl et vim-python, et ça a marché, à ma grande surprise.
J’ai eu toutes les misères à mettre sur pied une alternative à GeekTool, qui me tient au courant de choses que j’ai à faire (j’ai un todo qui s’édite avec VimOutliner, justement) et de mon horaire (je marche avec remind) en laissant des sorties terminal sur mon bureau Mac OS X. Cherchez « Geektool alternative »: on vous donnera des logiciel qui donnent la température de la machine, le « uptime », l’usage des disque, du réseau, du processeur, etc. L’alternative, c’est les « desklets ». Il y a gDesklets, les desklets pour gnome et aDesklets, qui est une version un peu plus économe sur l’ordi (paraît-il). gDesklets est trop standard, fait des boîtes pas très belles et marche vraiment tout croche sur Xfce. aDesklets offre moins de desklets, mais semble plus fonctionnel—même si je n’ai jamais pu faire fonctionner les scripts d’automatisation qu’il semble contenir. Primo: n’oubliez pas que Xfce 4.4 a un bureau tout nouveau tout chaud, et donc aDesklets ne s’y attend pas, et tout les desklets se trouvent pris sous la fenêtre du bureau. Personnellement, j’ai balancé le bureau, mais il y a peut-être un autre moyen; en faisant « adesklets –kde » par exemple (je n’ai pas essayé).
Une fois que vous aurez fait ça, il y a certaines choses à retenir: premièrement, les desklets ont l’habitude imbécile de poser la question « voulez-vous me tester ou m’enregistrer? ». C’est idiot, parce que l’enregistrement ne fonctionne pas pour moi, et s’ils s’affichaient tout seuls, j’aurais simplement entré leur ligne de commande dans la liste des choses à lancer au démarrage, et tout le monde serait content. Mais non, il a fallu que votre humble serviteur décrypte le fonctionnement de aDesklets pour s’en sortir. Il y a un fichier ~/.adesklets qui contient l’information qui permet à adesklets de lancer les desklets. Elle est sous cette forme ou à peu près:
[/chemin/vers/le/dossier/du/desklet/trucmuche.py]
id=0 screen=0 x=459 y=765
Ajoutez une ligne de ce script pour avoir ce que vous voulez. On se doute de ce que tout ça veut dire, sauf peut-être « id ». J’ai découvert en utilisant doityourself.py: j’ai copié trois fois le dossier du script, et j’ai fait trois widgets: un pour la liste des processus (ps), un autre pour remind, et un autre pour mon todo. Et un seul fonctionnait: le premier. J’ai alors découvert que dans le fichier config.txt de doityourself, on peut entre plusieurs scripts, à condition de précéder la ligne par id1, id2, id3, etc à la place de id0. Donc, pour plusieurs instances du même script, il faut plusieurs id.
Autre remarque avec doityourself: il semble y avoir une limite d’environ 20 lignes… c’est du moins ce que me disent mes expérimentations avec ps. Après, le script plante en donnant une erreur dans le terminal. À suivre.
Pour la musique, j’ai installé mpd. Mais il plante de temps en temps pour des raisons inconnues (oui, je devrais vérifier les logs…). J’ai fait un script rapide pour le fermer et le rouvrir, et il reprend où il avait laissé. Pour le client, je recommande l’interface phpMp (installez Apache avant, avec toute librairie nécessaire. Et pour un powerpc, ne prenez pas le fichier .deb. Il y a un script d’installation dans le paquet .tar.gz.). Il y a aussi gmpc (Gnome Music Player Client) et le python pympd qui sont pas mal, même si le premier ne lit pas les playlists (il ne fait que les sauver!) et le second est un peu lent.
J’ai cherché un bout de temps avant de trouver le partage d’imprimantes. Prenez votre navigateur préféré, et envoyez le à http://localhost:631/, et vous atterrirez dans l’outil de configuration de CUPS (serveur imprimante de linux).

III. Trucs qui ne fonctionnent toujours pas

Linux monte bien le serveur Samba du portatif mac, mais pas l’inverse. Booh, le mac. Rsync est très difficile à installer. Peut-être me faire un serveur ftp? Democracy player ne fonctionne pas (mais ça a pas l’air d’un logiciel pour Linux. Trop gros et trop crado: il installe même Mozilla! Pour mac os X, en revanche, ça pourrait être bien.) Je n’ai toujours pas testé le pilote SANE du scanneur. J’ai encore à faire un script pour syncroniser remind et mon todo. Mpd plante toujours de temps en temps. Je n’ai pas encore installé opensshd, et si je l’ai fait, je n’ai pas activé le serveur X. J’ai encore de la difficulté avec les rss/podcasts. J’utilise PenguinTV pour les podcasts pour le moment, et Lifearea pour les fils ordinaires. Le second me satisfait, quoique trop lent, mais le premier ne lit pas tous mes podcasts. Peut-être changer pour iPodder ou Podnova. J’ai encore mon Zaurus à faire marcher avec le Powermac. Aux dernières nouvelles, je ne pouvais pas accéder à mpd depuis le portatif. Je n’ai toujours pas de vie.

IV. Le lendemain

Le serveur son a peté d’aplomb, mais un redémarrage a suffit. Ça doit être ça qui gosse mpd.
smbmount a commencé à refuser de fonctionner. Comme on dit, d’la marde, j’ai laché samba pour un truc qui monte des disques par le biais de SSH: sshfs. Il y a un manuel super simple pour l’utiliser.

janvier 10, 2007

Pourquoi apprendre des trucs idiots?

Voici la solution. (Lisez-le d’abord, parce que sinon ce qui suit est dans le champ.)

J’en ai des semblables.
Pour le grec ancien: par une sorte de miracle, je me trouve parachuté dans l’Attique du IVe siècle avant notre ère. Je trouve un paysan à qui je baragouine quelques mots, et je me ramasse au Lycée ou à l’Académie. J’utilise ma connaissance de la philosophie et des sciences pour faire avancer la civilisation de plusieurs siècles, et je vis dans l’opulence et la gloire jusqu’à mes derniers jours
Pour la philosophie pratique: Je me pointe dans un truc comme une session d’étude de la Bible d’une église néo-chrétienne fondamentaliste, et je remet en cause la sacralité du saint livre. Je me ramasse des coups de bâtons, mais l’église ferme au bout d’une semaine, libérant ses adeptes de la haine des infidèles et des ascèses inutiles.
Pour la métaphysique: mes théories ambigues tombent dans les mains d’un savant génial et débouchent sur une théorie physique qui permet d’expliquer la fracture entre physique quantique et physique relativiste.
Pour le hockey: (fantaisie d’enfant) je joue au hockey dans une patinoire, et passe, par hasard, Saku Koivu qui remarque mon talent et me fait faire jouer un match avec le Canadien.
Take that, puny emacs user!
Pour les raccourcis VIM: Mon ordinateur crashe, de sorte que je me retrouve avec un vieux 286 pour terminer ma thèse. J’installe un linux de base, je reprend mon plan sur VimOutliner et je convertis mon texte abiword en texte ordinaire grâce à mon ordinateur de poche. Je termine ma thèse encore plus rapidement, parce que le GUI siphonnait l’activité du processeur G4.
Pour VBScript, Raiser’s Edge et la logique floue:
Au QG de la plus grande organisation de lutte au SIDA en Afrique…
Administrateur 1: Oh non! La base de donnée philanthropique est en si mauvais état qu’il est devenu impossible de s’en servir, avec tous les dossiers dupliqués, incomplets et inutiles!
Technicien: Il reste moins qu’un gig disponible sur le serveur et toutes les bandes de sauvegarde sont usées à la corde, et il n’y a plus de matériel de stockage informatique dans tout Kinshasa! Tout va planter dans une heure!
Administrateur 2: Si on perd ces données-là, on perd des milliards de dollars qui auraient pu permettre la survie de millions d’enfants malades ou orphelins!
Moi: Ne vous inquiétez pas, je connais la logique floue, VBScript et les routines VBScript de Raiser’s Edge!
(taptaptap)
Technicien: Ô miracle! Le disque du serveur se vide des données inutiles!
Administrateurs: Et les données utiles sont à nouveau utilisables! Merci FuzzyMan!
(Logique floue en anglais, c fuzzy logic)

Ce qu’on invente pas pour se motiver…

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