Mokapop

novembre 27, 2007

Exemple de morale bien enseignée

Filed under: Éthique — mokawi @ 10:40

Il y a quelques temps, j’ai promis que je ferais quelques articles de morale. Je dois
avouer que tout convaincu que j’étais de l’utilité et de la nécessité de faire de la
morale, j’ai quand même été présenté récemment devant une preuve supplémentaire qui vaut
la peine d’être mentionnée.

Je suis animateur scout, comme certains le savent déjà, et je pratique désormais ce
merveilleux hobby avec la 7e meute de St-Raymond, à Hull. La 7e
meute est une meute assez particulière, puisqu’elle a le même animateur responsable
depuis environ 15 an. C’est une meute dont l’organisation est très bien rodée, et qui
fonctionne à merveille, ce qui donne le loisir à notre chef scout d’y faire certaines
expériences pédagogiques. Depuis quelques temps, il a décidé de se pencher, avec les
jeunes, sur un proverbe par semaine. Le succès immédiat est appréciable: tous
s’empressent de lever leur main pour donner une explication. Mais ce qui est intéressant,
c’est de voir qu’ils utilisent les sagesses apprises en groupe avec leurs parents: en
effet, ils sont nombreux à affirmer avoir été repris par leur enfant.

Est-ce que cette sagesse du verbe va passer aussi dans les actes? Les enfants
réalisent le pouvoir de la sagesse lorsqu’ils s’aperçoivent qu’ils peuvent changer le
comportement de leurs parents avec elle. Mais ils ne peuvent manquer de réaliser que ce
pouvoir n’est présent qu’à la seule condition qu’ils suivent aussi cette sagesse.

Je ne ferai néanmoins pas ici comme mon maître. Pourquoi? Les proverbes peuvent s’interpréter de plusieurs façons. Par exemple, « Le mieux est l’ennemi du bien ». Ici, on peut voir la sagesse anti-utopiste qui propose d’améliorer humblement le quotidien plutôt que de tout réformer de fond en comble, parce que les implications d’une grande réforme sont toujours largement insoupçonnés. Mais on peut penser, au contraire, que les petites améliorations sont ennemies du bien véritable, puisqu’elles minent la vision originale du système. Il y a une sagesse dans ces deux interprétations, mais elles semblent en contradiction lorsqu’on les tire du même proverbe.

La réponse à ce problème en particulier, ce serait de prendre ces deux sagesses et de les balancer pour en arriver à un juste milieu: améliorer avec vision, et réformer lorsque les implications sont largement connues, ou lorsque le pari en vaut la peine. Pour bien représenter le problème, il faudra donc que je montre, sur un sujet, non seulement la sagesse elle-même, mais aussi les autres sagesses qui s’y opposent parfois, ou qui lui donnent des nuances.

novembre 25, 2007

jPilot

Filed under: Informatique, Linux, Macintosh, Ordinateur de poche — mokawi @ 3:12

J’ai acheté un palm TX dernièrement, un peu de mauvais gré. J’ai acheté mon premier palm pilot à l’âge de 13 ans, et j’ai toujours organisé mon temps autour de ce gadget; mais depuis presque deux ans, je n’en avais plus. En effet, j’avais usé deux Zire en deux ans, et j’en étais arrivé à la conclusion que palm faisait des machines vraiment trop fragiles.

Comme j’ai horreur de me faire avoir, j’ai changé. J’ai d’abord acheté un Zaurus sl-5500,
mais bien que la machine soit très bien conçue physiquement et qu’on puisse y faire tourner toutes sortes de trucs fascinants issus du monde POSIX, ses logiciels ne sont pas conçus pour un ordinateur de poche. Le toolkit Qt est ridiculement lent, le lecteur de mp3 est très mauvais, les applications d’organisation (PIM) se synchronisent très mal avec autre chose que le très mauvais logiciel bureau de trolltech. Pis encore, faire fonctionner mon clavier externe relèvait du miracle, et la carte wifi ne fonctionnait qu’à l’occasion, et encore seulement avec des réseaux WEP.

Bref, j’ai passé au papier. Mais le papier, il se remplit, reste dans ma poche, se perd. Je
n’ai aucune autre raison de le regarder, si ce n’est que pour savoir ce que le moi du pass a
impos au moi du futur, et laissez-moi vous dire que c’est toujours dprimant. A contrario, non
seulement ai-je des raisons agrables d’ouvrir mon palm (regarder mes courriels, jouer au
solitaire), mais il se synchronise avec tous mes ordis, ce qui fait que je peux difficilement ne
pas voir l’information que j’y mets. Il fallait donc que je revienne au palm.

jPilot

Malheureusement, le palm n’est pas exactement au faîte de la technologie. PalmOS 5 est assez
vétuste; il est vieux, c’est un fait, puisque celui qui était destiné à le remplacer, Palm
OS 6, a été un flop monumental. Son architecture est assez proche du très-ancien MacOS, celui
qui ne pouvait faire tourner plus d’un programme à la fois et qui divisait les fichiers en
« resource fork » et en « data fork ». Tout a été fait en fonction d’accomoder des vieux
programmes qui tournaient sur des écrans noir et blanc de 160 pixels par 160 .

La synchro a à peu près le même problème: c’est un gros patentage. Souvent, la vitesse est encore limitée à des 115kbps, ce qui est absolument inacceptable. Or, comme dans le bon vieux temps où toutes les données étaient importantes étaient sur la RAM, et donc étaient effacées au moindre manque d’énergie, ce bon vieux temps où le palm n’avait que 512 ou 1024 ko de mémoire, la synchronisation archive toutes les données sur le disque, qui fait maintenant la moitié d’un Go. Bref, votre synchro vous prend désormais au moint 1h la première fois, et 10 bonnes minutes les fois suivantes.

Il fallait réagir.

Dieux merci, sans avoir à recourrir à The Missing Sync, il y a moyen sur mac d’emprunter la boîte à outils POSIX. En l’occurence, j’ai choisi jPilot, un bon petit logiciel tout simple qui fait tout juste ce dont j’ai besoin: mémos, adresses, calendrier, tâches. Il a un gros avantage pour moi: il est sur fink. (N.B.: Je ne recommande pas fink comme gestionnaire de logiciels unix sur mac. Je crois que c’est la pire alternative. Mais c’est celle que j’ai installé sur mon mac, et comme je ne tiens ni à tout enlever, ni à dupliquer toutes mes librairies, je fais avec. Pour une bonne alternative, regardez MacPorts.)

Mac OS X

Pour Mac OS X, l’installation n’a pas été sans heurts. Finalement, le plus facile a été d’y aller par BlueTooth (mais je suppose qu’il y a un moyen de faire fonctionner tout ça avec USB).

1. Assurez-vous que Hotsync, ou tout autre logiciel de synchro, est fermé et n’a pas accès à Bluetooth. Autrement, ça empêche jpilot d’y accéder.

2. Allez dans les préférences système et cliquez sur Bluetooth (dans la série Matériel). Choisissez l’onglet « Partage ». Dans la liste à gauche, vous aurez peut-être déjà quelque chose comme « Bluetooth-PDA-Sync ». Si c’est le cas, c’est probablement Hotsync qui l’a créé. Sinon, vous devrez en créer un vous-même (bouton d’en bas).

3. Cliquez dessus. À droite, le type devrait être « modem », et dans mon cas, les cases ne sont pas cochées.

4. Fermez Préférences système et ouvrez le terminal. tapez:
ls /dev | grep tty.
Ça devrait vous retourner un tty., donc dans mon cas tty.Bluetooth-PDA-Sync.

4. Ouvrez jpilot. Allez dans les préférences (Ctrl-S) et cliquez le second onglet (Réglages). Dans « port série », tapez « /dev/tty. » (dans ce cas-ci, /dev/tty.Bluetooth-PDA-Sync).

5. Fermez les préférences de jPilot. Partez la synchronisation sur votre palm (synchro bluetooth, bien sûr, avec le bon ordi). Cliquez sur le bouton de synchronisation (celui qui ressemble au logo Hotsync). Ça devrait fonctionner, et ça ne prend que quelques secondes.

Fedora 8

Là je n’ai pu qu’utiliser la synchro USB, parce que je n’ai pas de Bluetooth.

1. Assurez-vous que vous avez Fedora 8. Sous Fedora 7, les pilotes USB ont été mis à jour, mais j’ai eu beaucoup de difficulté avec. Il y a moyen de faire tout fonctionner ça, mais c’est compliqué et pas toujours efficace.

2. Assurez-vous que l’extension kernel « visor » est installée. Certains vont vous dire le contraire, mais dans mon cas, et probablement dans le cas de Fedora 8 en général, il faut qu’il y soit.

3. Si vous voulez vous assurer que tout va bien, faites « sudo tail -f /var/log/messages » et branchez votre palm. Vous devriez avoir un message disant qu’il a ouvert une interface usbcore, et deux autres ouvrant des ttyUSBx. Je ne sais pas trop pourquoi, mais les ttyUSBx ne fonctionnent pas pour moi, donc l’autre message est plus important.

4. Vous pouvez donc mettre « usb: » dans le champs « port série » des préférences de jpilot. Faites la synchro, et bingo, ça marche.

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